Débat autour de la proposition au ministre

Publié le par Claude Spohr

 

Le débat autour de la proposition au ministre

Le projet de propositions pour le ministre a suscité parmi nous un débat intense qui ne demandait qu'à se cristalliser. Il a bien commencé, il n'est pas fini dans la mesure où il sera porté par le mouvement de mutations qui semble s'accélérer. Autant que la note, la réaction immédiate et polémique de Faye a contribué à l'animer.

En tous cas, ce débat va au delà de la note pour le ministre qui cherche à attirer l'attention du nouveau ministre et de son cabinet sur les AUE en montrant que :

  • Les AUE prennent une part active et innovante aux "nouveaux rôles" de l'Etat pour le développement et l'aménagement des territoires et à la modernisation de l'Etat. on a ciblé les services déconcentrés. On aurait pu élargir mais l'option prise set cohérente avec les travux en cours de l'association : "Innover dans les DRE et les DDE".
  • La nécessité d'un pilotage accompagné d'une politiques de ressources et de moyens intelligente et ouverte qui progressivement prenne des distances avec la logique des corps. On aurait aller plus loin, être plus explicite et voir à plus long terme des ruptures organisationnelles et autres,  avec le risque d'alourdir le propos et de passer pour des donneurs de leçon.
  • L'aspect "revendicatif" de la note a suscité des réactions contradictoires, trop, pas assez... Il a été estompé dans la deuxième version sans être supprimé.

Certains ont mis le doigt sur le domaine de l'habitat insuffisamment évoqué. Il est constitutif du développement et de l'aménagement durables des territoires. Le logement est cité dans l'énumèration, sans plus. La note s'adresse au MEDAT qui nous "gère" et non à la ministre du logement et de la politique de la ville. Faiblesse de la dimension interministérielle : il a paru plus important de souligner une vision transversale de l'aménagement et de ne pas alourdir avec un interministériel qui peut aparaître conmme très statutaire.

Enfin plusieurs d'entre vous suggèrent d'autres positionnements  pas nécessiarement en contradiction avec la position de la note 2. Ces points de vue seront utiles pour construire une vision plus collective et partagée de l'avenir des missions et des organisations de l'Etat..., et du notre. Ce sera la tâche importante qui nous attend. Comment et avec qui progresser dans ce sens?

Le débat s'est fait par échanges d'e-mails et non via le blog. Je fais une restitution partielle des principaux avis énoncés depuis le 11 mai. en les mettant par ordre chronologique, morceaux choisis donc en m'excusant du caractère aléatoire des choix.

Claude Spohr

Jacque Faye 11 mai

"Camarade, c'est M. Nicolas Sarkozi qui a été élu président et je ne suis pas sûr que les problèmes d'écart de rémunération entre nous, de comparaison avec les ingénieurs, de lien avec le CNFPT ou de post-formation ... vont beaucoup brancher le futur ministre.

Tout dépend aussi de la recomposition des ministères.

Cependant, il peut lui ( ou leurs) être rappeler un certain nombre d'objectifs notamment développement durable, mémoire, identité nationale, logement, ville qui nécessitent des fonctionnaires aptes à les appréhender avec leur diversité et complémentarité.

Les AUE de part leur origine commune : architecte et leur recul sur ces pratiques, peuvent être des alliés non négligeables à une politique de développement durable et de cohésion sociale et territoriale car non englués dans des logiques de corps et de conservatisme. Ils méritent alors d'être écoutés, mobilisés, reconnus et peut être mieux payés..."

Ludovic DEVERNAY 11 mai

"Au risque de choquer certains, je ne suis pas convaincu sur le principe de systématiquement revendiquer une augmentation de rémunération.

Notre statut actuel nous permet largement de vivre dignement, de manger à notre faim, d'avoir un logement décent et d'offrir une vie sereine à nos enfants...

Par contre je suis plus intéressé pour que nous soyons plus nombreux car nous sommes attendus et pour que nous puissions être mieux écoutés et suivis.

A rémunération égale, je préférerai pouvoir disposer de plus de moyens en terme de personnel compétent et de moyens financiers pour mener nos actions prioritaires. Cela me semble aussi plus compatible avec le développement durable... A méditer mais merci de respecter mon opinion personnelle."

Philippe Dress 14 mai

"Oui, notre statut actuel nous permet de vivre dignement (et c'est bien le moins !) ; oui, il est important que nous soyons plus nombreux ; oui, des moyens adaptés à nos missions sont essentiels.

Mais, la rémunération va avec les responsabilités et l'expertise. Les comparaisons avec la rémunération des agents excerçant des missions similaires font toutes ressortir une sous-rémunération des AUE. Donc au risque de choquer, je suis pour une augmentation de notre rémunération, et je ne souhaite pas que cet élément soit retiré de notre demande (pas d'auto-censure préalable - et même à la fondation Abbé Pierre, il existe des salariés et pas forcément mal rémunérés...).

Cependant l'essentiel reste à mes yeux le nombre et le postionnement des architectes et urbanistes dans l'administration publique, au service de l'intérêt général. C'est pourquoi, je suis très attaché aux propositions 3 à 6 inclus. Je rajouterai même qu'au-delà notre expertise spécifique, la question du "management publique" doit aussi être un de nos points forts, au service des politiques publiques."

 France Poulain 14 mai

"Je suis tout à fait d'accord avec Philippe car il faut quand même noter une certaine différence de traitement entre les cadres A+ technique et administratif alors que les fonctions de management et l'évolution des missions du ministère nous conduisent à travailler de plus en plus. Donc, oui, je sais que les architectes trouvent souvent complexes de parler d'argent mais nous travaillons suffisament pour que notre rémunération soit augmentée.

 

 Fabienne Roquier Chavanes 14 mai

"Mais de savoir définir précisément ce sur quoi nous sommes attendus au regard de nos spécificités, (mais je ne parlerai pas trop de nos spécificités mais plutôt de ce que nous apportons clairement au regard d'autres formations) et surtout de l'évolution des missions des services dont les déconcentrés et ceux de la Culture, si on le joue corps interministériel pour être en mesure de demander + d'AUE.

Je suis attachée à la pluridisciplinarité inter corps au sein d'un service. Et c'est aussi au regard de cela que l'on peut se mesurer. Mettre des AUE partout n'a pas de sens pour moi. (désolée!)

J'attache aussi beaucoup d'importance à la réponse de Philippe Dress qui énonce la question du management des politiques publiques."

Christian Gouyon 14 mai

"Je trouve ta note intéressante, à ceci près que je n'aurais pas placé la question des rémunérations au premier plan.

J'y serai peut-être venu après une description des compétences dont doivent se prévaloir les AUE et qui sont utiles à la collectivité :

la culture de l'opérationnel et la conduite de projets émergents, apport une forte valeur ajoutée dans le débat local pour que les services de l'État en l'occurrence) soient en position d'exercer une capacité d'influence effective, avec un point d'application particulier qui est celui de la maîtrise d'ouvrage urbaine.

J'adhère à l'idée de favoriser des parcours professionnels croisés d'une fonction publique à l'autre et au sein de chacune d'elle, et cela doit être une priorité, mais il faut dire pourquoi.

La réponse est me semble t-il, de bénéficier de compétences les plus adaptées possible aux différentes facettes des jeux d'acteurs des projets urbains dont la complexité est la qualification principale en maximisant l'appropriation par chacun d'une diversité des pratiques...

Par ailleurs je crois que si l'ouverture aux collectivités doit être un axe de travail il faut que la formation des AUE soit porteuse et significative d'un label d'excellence, attractif pour les collectivités territoriales et pour les publics européens. Dans ta note l'Europe est peu présente.

Du coup la question des rémunérations doit être posée, c'est une condition de recrutement et de valorisation de notre métier."

Lucille Leblanc 14 mai

"Que va faire un nouveau ministre quand il va recevoir X lettres émanant de chaque corps qui veut défendre ses interêts (surtout quand son président a annoncé son intention de tailler dans le gras de la fontion publique) ? Car c'est bien ça que je ressens à la lecture dans cette lettre : c'est une lettre de défense du corps des AUE . Bien qu'on nous annonce dans un premier paragraphe très généreux toute l'importance des multiples missions des AUE, la chute est rude, on passe directement aux "affaires internes", c'est à dire la défense du corps : salaire / écarts ABF/AUE / accroissement du corps ... je sais que ces revendications sont necessaires, mais je ne suis pas sure que ce soit des "propositions pour un ministre."

Tristan Guilloux 16 mai

"Quelques remarques sur la contribution de Jacques Faye. La richesse du corps des AUE vient peut être davantage de la diversité des origines (tous ne sont pas architectes, si... si..., y'en a même qui sont ingénieurs... je ne les dénoncerait pas) Et qd bien même la majorité a un diplome d'architecte, nous savons que cela recouvre des pratiques très différentes et le fait qu'on ne "saisisse pas" le candidat AUE à la presque sortie du bac ( à la différence des ITPE et des IPC, voir des AA) renforce également les expériences et les parcours variés.

Prenons garde tout de même à se positionner trop en opposition "à ces corps englués dans des logiques de corps et de conservatisme"...est-on certain que la pensée unique ne nous guette pas parfois? l'étalement urbain, on dit quoi?

Sinon je suis d'accord sur le fait que jouer la pluralité des voix au sein d'une administration est un bon positionnement stratégique."

Jean Julian 16 mai

"Deux choses qui font la valeur particulière de notre corps dans ce ministère selon moi (peut-être même avant notre formation d'architecte-urbaniste-généraliste-professionel de l'aménagement-et de la perception de l'espace-et néanmoins excellents manageurs):

- c'est la diversité des regards que peut porter le même corps des AUE sur la mise en oeuvre des missions de l'Etat, et qui, de ce fait, peut nourrir au sein même de ce corps, des dialogues, des échanges, des positionnements différents et constructifs pour notre ministère. Cela me semble s'opposer et être plus riche que la simple logique de défense corporatiste (qu'il faut qu'on est également, of course) dans laquelle se situe majoritairement les autres corps.

- Cette diversité est bâtie sur des origines de formations qui peuvent être variées (des ITPE, par ex....bon iln'y en a pas pléthore pour autant, je sais), mais aussi parce qu'elle est inhérente aux architectes qui possèdent le même "titre" mais qui portent en eux-mêmes de grandes différences. Les archi développent rarement le même point de vue sur une même chose, habitués qu'ils sont à savoir que pour un même cahier des charges il y a une variété de projets et de chemins différents. Et là sans doute le passage par des pratiques privées avant l'entrée chez les AUE, assied et renforce la variété des expériences.

Dans le privé c'est ce qui rend délicat, sans doute, tout rassemblement massif de la profession derrière des enjeux à défendre, mais dans le "public étatique" nous avons moins cette difficulté puisque nous sommes déjà rassemblés dans ce corps unique des AUE. Pour autant il ne faut pas oublier notre diversité dans ce qu'elle a de riche, et l'oublier lorsqu'il faut montrer de l'unité pour porter revendications."

 

Michel Louna 21 mai

"Bien sûr, moi aussi je partage, ... Mais n'est-ce pas déjà une approche "d'arrière garde" ? Qu'en est-il de la persistance des corps, de leur nombre, de leurs gestions individualisées, ??? Resterons-nous unis par ce lien commun ? comment conserver un "noyau commun de cultures et de préoccupations dans l'hypothèse de la réunions des corps par niveaux ??? "simplification" administrative et réduction des effectifs obligera ... me semble-t-il !

François Martin & Fabien Sénéchal  21 mai

"Pour contribuer à cette réflexion collective, et sans remettre en question les échanges derniers dont nous partageons également les attendus, nous nous demandons s'il ne reviendrait pas à notre "corps" de mettre l'accent sur la fonction d'urbaniste en général au sein du Ministère.
 
En effet, notre nouveau ministre a indiqué que son ministère serait organisé autour de quatre "pôles opérationnels" :
 
- les transports et les déplacements,
- un pôle "habitat, aménagement urbain et aménagement du territoire", comprenant l'écoconstruction,
- un pôle "politiques énergétiques",
- un pôle "gestion des espaces naturels".
 
Il a souligné la dimension internationale très importante de son ministère, et il est par ailleurs le premier des Ministres auprès du Premier Ministre, ce qui renforce encore l'accent qui est mis sur ses missions.
 
L'on ne peut, sur ces principes, que partager les orientations et l'ambition des objectifs.
 
Force est de constater cependant que dans ses effectifs, nos Ministère ne disposent que très peu d'agents diplômés ayant des compétences théoriques et/ou opérationnelles relatives à ces domaines. Le corps des AUE, qui rassemble en son sein, pour toutes les raisons qui ont déjà été évoquées, des compétences et des sensibilités tout à fait en phase avec ses quatre "pôles" est d'une part trop peu doté (je parle de personnel : il y a moins d'un AUE par Département) et d'autre part positionné au second niveau d'encadrement, soit en position de pilotage et de management, et non en position directe de production (normalement).
 
En conséquence, l'analyse des projets de territoires portés par les élus, la production des avis du Préfet sur les Scot ou les PLU, le portage des politiques de l'habitat... sont le fruit du travail des équipes où les architectes et les urbanistes sont dramatiquement absents (dans le Finistère, seul deux agents de catégorie A disposent d'un diplôme ou d'une qualification d'urbaniste, et les agents de catégories B ou C sont souvent un peu dépassés par la complexité croissante des sujets).
 
nous sentons, et nous ne pensons pas être les seuls, que ce sujet pose question au sein du Ministère, puisque l'aborder reviendrait à prendre le risque de constater que les compétences techniques du ministère en matière d'urbanisme, d'habitat, d'environnement ne sont plus au niveau des enjeux d'aujourd'hui.
C'est néanmoins un constat que beaucoup d'entre nous sont en position de faire, et sans doute un apport important de notre "corps" pourrait être d'alerter le Ministre sur cette situation.
En effet, il sera sans aucun doute difficile de décliner une quelconque politique très fortement axée sur l'aménagement "durable" des territoires sans conforter au préalable notre profession (au sens large) au sein du nouveau "MEDAT(1)" en procédant aux ajustements nécessaires pour y attirer des professionnels compétents et motivés (moyens et conditions de travail, rémunération, etc) et les y maintenir dans un contexte où l'attractivité des autres formes d'exercice va croissante (secteur privé, collectivités, etc...)
 
Vincent Braquet 21 mai

"Je partage tout à fait cette analyse. La question des compétences en urbanisme des équipes des services déconcentrés est centrale aujord'hui.

La reflexion sur l'apport des AUE ne peut être déconnectée de la question du ou des métiers de l'urbanisme et de l'aménagement... ...en prenant garde à ne pas se fermer la dimension manageriale et les carrières qui y sont attachées."

Olivier Mourareau 22 mai

Il convient également de faire valoir pour les AUE la dimension  vivier et réseau d'experts de haut niveau suceptible d'être également mobilisé à l'international pour des missions ponctuelles ou de moyennes et longues durées. Les AUE doivent également être en mesure de pouvoir contribuer aux débats internationaux sur la ville (les enjeux de l'urbanisation à l'échelle mondiale sont considérables et l'expertise française, d'où qu'elle provienne - expertise publique, BE et consultants privés, associations professionnelles, etc. - singulièrement sous-représentée ; j'ai pu effectivement prendre la pleine mesure de cette absence depuis un peu plus d'un an maintenant que je suis en poste au MAE). J'ai le sentiment que notre nouveau ministre est assez sensible à la dimension "internationale", de manière générale. Il y a des savoirs-faire, une vision et des compétences portés de plus par la notion d'intéret général qu'il conviendrait de partager au delà des frontières nationales."

Jacques Banderier 22 mai

"1 - Plutôt que d'insister de nouveau sur la répartition entre les AUE Equipement et les AUE culture, il me semblerait plus habile de présenter le corps des AUE comme un corps d'ors et déjà interministériel, dépendant du Ministère de la Fonction Publique et oeuvrant au sein du ministère de la culture, de l'équipement mais aussi de l'environnement comme en témoigne le parcours de certains de nos collègues. Je pense que ce positionnement de fait peut utilement faire écho à la création d'un grand ministère de l'aménagement et du développement durable et renvoie de toute façon au positionnement d'un autre corps prestigieux à savoir celui des Enarques pour ne pas le nommer.

2 - Si les questions statutaires et de rémunération sont légitimes, je persiste à penser que le préalable reste la question du positionnement du corps des AUE dans le fonctionnement des ministères dans lesquels ils travaillent, ce qui revoit implicitement à un positionnement hiérarchique et à des prises de responsabilité de plus plus grandes pour peu que l'accès à ces postes soit rendu plus aisé. Autrement dit on peut à mon sens exprimer certaines exigences salariales ou statutaires à condition de montrer à quelle stratégie de positionnement elles peuvent correspondre. Il convient d'ailleurs de rappeler que la réforme des rémunérations en cours devrait se traduire notamment par davantage de concordance des régimes de prime avec l'importance des responsabilités tenues.

3 - Concernant les évolutions que vont connaître les services déconcentrés, je pense que l'on ne peut pas éluder la question de la création probable à terme au plan départemental de services techniques uniques de l'État, la première étape de ce processus étant l'expérimentation des fusions DDE - DDAF. Même si l'agriculture reste aujourd'hui un Ministère en tant que tel, il y a peu de chance pour que le processus de fusion enclenché soit arrêté. La question pour les AUE est donc aussi de savoir en quoi leur formation d'origine et leurs parcours professionnels peuvent contribuer à favoriser ce processus. Nul doute que la question de l'aménagement des territoires et de leur entretien auquel renvoie le deuxième pilier de la politique agricole commune peut être une forme d'entrée en matière." 

Fabienne Roquier Chavanes 22 mai

"Je voulais surtout ajouter qu'il ne faut pas oublier qu'il y a un ministère du logement et de la ville.

Le "développement durable" concerne également les équilibres sociaux qui passent par les politiques de l'Habitat, à toutes les échelles. Les DDE et DRE ont des missions fortes sur ces sujets et doivent, à mon sens les conserver. Les AUE ne peuvent pas non plus s'en écarter, lorsqu'ils abordent les champs de l'aménagement et du développement durables.

Il y a l'ANRU, soit. Mais la mise en œuvre des projets, leurs articulations avec les bassins d'habitat, les PLH, les PLU, les modes opérationnels de traitement de l'habitat privé, etc restent, et sont, je l'espère, des préoccupations de l'Etat local et des services déconcentrés.

Surtout que je crois savoir que l'habitat privé concentre autant de difficultés voir + que dans le social... quelle pourra être une politique de l'Etat dans ce domaine?"

Rémy Sibertin-Blanc 22 mai

"Il y a aussi des AUE qui travaillent sur l'habitat et même sur le logement indigne (sic)
Cela contribue aussi, quelquefois par le menu, un logement insalubre par ici, une mini RHI par là...au développement (social) et à l'aménagement durable des territoires
D'ailleurs, il y a un ministre du logement (et de la ville), il y a aussi un haut commissaire aux solidarités actives et à la lutte contre la pauvreté..."

Thierry Hubert 22 mai

"... pour le futur ministre il faut surtout insister sur l'avantage  d'avoir avec les AUE des spécialistes du territoire, de l'urbanisme, de l'aménagement, de la construction, de l'habitat et du développement durable en général. A ce titre, il faudrait une véritable gestion des compétences et des  missions.

Et en plus, les AUE travaillent dur, bien et pour pas cher. Une revalorisation est donc envisageable."

Alain Wauters 23 mai

"Attention de ne pas trop négliger l'habitat, la politique de renouvellement urbain, une large partie du champ de l'environnement, associés à la question de l'accessibilité et des déplacements."

Sylvain HOUPIN 23 mai

"Parmi les conséquences de la recomposition ministérielle qui se dessine, il y a au-delà de nouvelles approches plus transversales des questions environnementales et économiques que nous pouvons espérer concernant notamment le développement urbain et l'aménagement des territoires , il me semble qu'il est surtout question de la place et du rôle des grands corps de l'Etat dans la perspective d'une réforme de l'Etat, qui semblerait cette fois çi vouloir s'engager un peu plus en profondeur.

Au cours de la campagne, il a été question de fusion, voire de suppression de ces grands corps (dont nous sommes, mais avec un poids tout relatif) Un rapport de force semble être engagé, et de grandes manouvres semblent se préparer, mais pourront nous réellement peser dans la grande bataille entre les Ponts, les Mines et d'autres?

 La nature de nos revendications, exprimées de longue date concernant nos rémunérations, notre formation et autres, ne doivent-elle pas dans ce nouveau contexte, nous amener à pousser un peu plus loin notre réflexion ?

 Ne s'agit-il pas de changer de point de vue et de montrer notre capacité à être force de proposition au sein de notre ministère, mais surtout au-delà de notre propre corps d'origine?

 Un certain nombre de thèmes clefs pourraient structurer une réflexion collective. A titre d'exemple et de façon non exhaustive on pourrait se proposer d'aborder :

- le recrutement ( quels profils ? Quelles formations d'origines ?)

- le statut des agents de la fonction public d'Etat (missions et carrières, passerelles avec la fonction publique territoriale, rôle des corps, modalités de dialogue sociale.)

- la gestion des compétences et des parcours professionnels, (diversité des métiers, formation continue, passerelles avec la fonction publique territoriale, le secteur privé, à l'internationale.)

- la reconnaissance de la qualité du service rendu service (modalités de rémunération, de promotion.)

 Notre situation, nos atouts mais aussi nos faiblesses, sont riches d'enseignements sur chacun de ces thèmes, et j'ai le sentiment qu'il serait plus valorisant (et donc plus utile) pour nous tous de porter des propositions innovantes et ambitieuses dans le contexte le changement engagé, que de chercher à faire valoir aujourd'hui des attentes toutefois parfaitement légitimes.

 Apportons notre contribution à l'édifice en construction, faisons la démonstration de note valeur ajoutée, le temps des revendications viendra plus tard.

 Marc Sauvez 23 mai

"Enfin, quelque chose de clair et juste (la contribution de S Houpin), il y a dans l'air de la réforme de l'Etat et du cassage des limites de corps comme devant être la limite des ministères, la force des uE est d'être non fermée dans un ministère, il faut jouer sur le contenu et en profiter pour remettre en cause ces corps qui ont privilégié le technique et le réglementaire pour garder leur pouvoir étroit "

 

 

 

 

 

Publié dans leblogdesaue

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